Avant de répondre à ces questions, faisons un tour d'horizon sur la situation actuelle.

Pour affronter la pandémie que nous traversons actuellement, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a formulé des recommandations de prudence dans les critères d'octroi de crédit, que les banques appliquent strictement. Parmi les exigences émises par la haute autorité : avoir un apport personnel de 10% du montant du bien afin de financer notamment les frais de notaire, de garantie ou encore de dossier, ne pas dépasser 33% d'endettement, ou encore limiter la durée des prêts à 25 ans.

Depuis le début d’année, les banques resserrent drastiquement les "vannes" ! Il est devenu de plus en plus difficile de faire accepter un crédit pour les primo-accédants ayant peu ou pas d'apport, ceux-ci doivent beaucoup s’endetter ou sur une longue durée pour acheter une surface décente pour vivre. Mais ils ne sont pas les seuls à subir ces mesures de plein fouet : les octrois de crédit sont également compliquées pour les personnes avec d'apport peu d'antériorité professionnelle ou celle sans épargne. Et également pour les investisseurs, parmi les emprunteurs qui ont vu leur crédit refusé en 2020, 26% sont des investisseurs locatifs.

En septembre et octobre, tous profils acquéreurs confondus,  le taux de refus des dossiers de crédit atteint 15%, portant ainsi le taux de refus sur l'ensemble de l'année 2020 à 11,5%. Pour rappel, en 2019, le taux de refus était de 5,5 %. Quant aux taux de crédit, ils sont actuellement très bas, proche des records historiques, mais cela reste bien entendu valable que pour les « meilleurs profils ».

Malgré cette frilosité bancaire, les dernières données de la Banque de France démontre que l'octroi de crédit immobilier n'a pas chuté.  Sur le mois de septembre, hors renégociations, elle reste en progression avec 18,9 milliards d'euros, contre 16,8 milliards en août. Soit un retour à son niveau de février 2020, après être descendue à 10,7 milliards en avril 2020, en plein confinement. Les perspectives de fin d’année sont moins optimistes : à cause de linterdiction de visiter des biens, le marché immobilier devrait être à nouveau impacté par le reconfinement, et au global, la production de crédits pourrait ainsi atteindre au mieux 220 milliards deuros sur lannée 2020, contre 246,5 milliards en 2019, soit un recul de plus de 10%. 

Dans cette conjoncture, quel est le meilleur moment pour investir ?

Si vous êtes éligible au PTZ (qui devrait d’ailleurs être prolongé jusqu’en 2022) ou à d'autres prêts conventionnés, comme le PAS, la conjoncture vous est plutôt favorable. Les banques préfèrent privilégier l’instruction de prêts conventionnés afin d'éditer les offres de prêts avant le 31 décembre 2020 ! 

De manière générale, pour les projets dans l'ancien, les périodes idéales sont de janvier à juillet et de septembre à novembre. Pour les projets dans le neuf ou l'achat de terrain et la réalisation d'une construction, la période la plus propice est de janvier à octobre.

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